Lundi 13 mai à 14h30 en salle du Conseil

Résumé du séminaire :

A travers dix études et en combinant des méthodes qualitatives (une analyse de presse, des entretiens – n=99), quantitatives (trois études corrélationnelles – n1=135, n2=247, n3=251, quatre études expérimentales – n4=153, n5=196, n6=142, n7=193) et des méthodes mixtes (une étude expérimentale qualitative, n=97), nous faisons un état des lieux du mouvement incel en France et de ses conséquences en termes de conflits intergroupes. Bien que nos participants soient des hommes cisgenres hétérosexuels célibataires qui ne s’identifient pas nécessairement au mouvement incel, ils en partagent des caractéristiques et adhèrent à leur idéologie : la blackpill. Dans deux études qualitatives réalisées en 2025 et 2026, nous avons pu identifier une quarantaine d’hommes ayant non seulement des profils similaires aux incels mais aussi se définissant comme appartenant à ce mouvement.  Une analyse de contenu thématique et une analyse lexicométrique de leur discours a permis de mettre en évidence la francelitude (les caractéristiques de l’appartenance au mouvement incel français) en la mettant en perspective avec les modèles théoriques qui permettent de comprendre le processus de radicalisation (Kruglanski et al., 2009).  Nous avons pu contraster ces résultats avec une analyse des profils d’hommes qui ont participé à nos études quantitatives (entre 2020 et 2025). Dans cette présentation, nous discuterons les points communs et les différences entre les Francels et les incels américains, ainsi que l’implication de ces résultats dans le contexte politique français actuel.

 

 

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